We begin with a monitor and end with a mirror.  In between, two actors engage in an elaborate pas de deux.  They are desirous of each other but their actions are infused with a presumptive suspicion.  They analyze and deceive one another -- and themselves -- as they both solicit and block erotic contact.  Circulating within the potent mixes of contemporary entertainment and security cultures, they embody mutually reinforcing mechanisms of pleasure and paranoia. 
In an increasingly militarized culture, there is a reciprocity between the way that control technologies function and the way that identity coalesces.  Homefront performs an analysis of spectatorship and identification that is resonant with the new regime of mediatized security:  a "security unconscious" projected into the cinematic lexicon. 

Au début, un moniteur. A la fin, un miroir. Entre les deux, un couple s’engage dans un complexe pas de deux. Ils se désirent mais sont suspicieux. Ils sollicitent et bloquent tout contact érotique. Ils s’examinent et s’observent mais, abreuver de fausses impressions, ils se trompent sur l’un, sur l’autre et sur eux-mêmes. Ils sont un mélange puissant, un avatar de la société de loisir et ultra sécuritaire d’aujourd’hui. L’incarnation du renforcement mutuel des mécanismes de plaisir et de paranoïa. Dans une culture de plus en plus militarisée, il existe une réciprocité entre technologie et identité, dans leur manière de fonctionner, alors que l’une contrôle, l’autre s’uniformise. Homefront explore l’effet de la culture ultra sécuritaire sur la subjectivité et la conscience de soi. Il suggère que les technologies de surveillance, de monitoring et de contrôle sont le média d’un mécanisme de prise de conscience de soi, de réflexion de soi. Homefront projette la sécurité inconsciente dans le lexique cinématographique.

La obra comienza con un monitor y termina con un espejo. En el transcurso dos actores se embarcan en una complicada relación de pareja. Los dos se desean, pero sus acciones esconden una presunta sospecha. Ambos se analizan y se engañan el uno al otro – y a sí mismos – mientras exigen y al mismo tiempo obstaculizan un contacto erótico. Atrapados en la potente unión del espectáculo contemporáneo y la cultura de la seguridad, refuerzan mutuamente los mecanismos del placer y la paranoia. En una cultura cada vez más militarizada, se produce una reciprocidad entre el funcionamiento de las tecnologías de control y el desarrollo paralelo de la identidad. Homefront lleva a cabo un análisis de la relación con el espectador y su identificación que surge del nuevo régimen de la seguridad mediatizada: una 'seguridad inconsciente' proyectada en el lenguaje cinematográfico.